GRèVE DES TRAVERSIERS : UN CASSE-TêTE POUR LES CITOYENS ET LES TOURISTES

Malgré des négociations qui se poursuivaient pour tenter d'éviter un conflit, les employés de la traverse Québec-Lévis sont en grève depuis 5 h 30 ce matin. Leur débrayage est prévu pour toute la durée du Festival d'été, jusqu'au 15 juillet.

La négociation a été très courte et l’offre a été ridicule, indique Patrick Saint-Laurent, porte-parole du syndicat. 

L'interruption des services cause plusieurs maux de tête, tant pour les citoyens qui souhaitent aller travailler, que pour les touristes qui veulent se rendre au centre-ville.

Plusieurs ont signifié leur mécontentement sur les réseaux sociaux, indiquant qu'ils se sentent pris en otage.

Certains réclament que la traverse soit reconnue comme un service essentiel et ainsi ne puisse pas être mise en arrêt. D'autres proposent des moyens de pression plus modérés qui permettraient que quelques traverses soient conservées.

Impact sur l'industrie hôtelière

L’industrie touristique souffre elle aussi des effets de cette grève. Chaque année, le Festival d'été de Québec génère des dizaines de milliers de nuitées à l'hôtel à Québec.

De noumbreux touristes choisissent un hébergement situé la Rive-Sud. Or, vu l'interruption de la traverse, cette option est soudainement moins intéressante.

Ça fait trois personnes qui m’appellent pour annuler depuis 7 heures ce matin. [...] Ils nous disent que ça va être trop compliqué de se rendre en ville, explique Kassandra Dupuis, une employée du Hampton Inn Lévis.

Du côté du Four Points by Sheraton Lévis, on appréhende la réaction des clients qui viennent de l’extérieur puisque la plupart de ceux-ci ne sont pas encore au courant de la situation.

Le syndicat réclame plus de 17 % d'augmentation

Le syndicat se garde de chiffrer sa demande salariale pour le moment, mais indique vouloir plus que l’augmentation de 17,4 % sur cinq ans obtenue par le front commun. 

De son côté, la Société des traversiers du Québec (STQ) se dit prête à négocier. Elle propose une journée supplémentaire de négociation au cours des prochains jours.

L’organisation respecte le recours au droit de grève, mais trouve dommage que les employés annoncent ce moyen de pression à ce moment-ci puisque les négociations sont en cours, affirme la porte-parole Catherine W. Audet.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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