UNE FAMILLE DIT AVOIR éTé ABANDONNéE PAR SUNWING, AVANT LE PASSAGE DE L’OURAGAN BERYL

Ce qui devait être un « voyage pour se relaxer » en Jamaïque s’est transformé en cauchemar. La semaine dernière, une fille et sa mère d’Edmundston, au Nouveau-Brunswick, ont dû se démener pour rentrer au Canada avant le passage de l’ouragan Beryl. Elles allèguent que Sunwing les a mal traitées et demandent des compensations.

Pascale Levesque espérait profiter pleinement d’une semaine de vacances en Jamaïque, son cadeau de graduation de l’université offert par sa mère, Jo'Anne Albert. Mais les vacances ont tourné court.

Un jour seulement après leur arrivée, le matin du 30 juin, la mère et la fille ont commencé à s’inquiéter du passage de l’ouragan Beryl prévu pour quelques jours plus tard. Le matin du 1er juillet, elles appellent leur agence de voyages pour quitter à tout prix le pays.

Après plusieurs appels téléphoniques, celle-ci leur conseille d’aller directement voir avec leur compagnie aérienne, Sunwing, le lendemain matin à l’aéroport.

Les deux femmes, incapables de dormir à cause du stress, se rendent avant 6 h 30 du matin à l’aéroport pour aller au comptoir Sunwing.

La représentante sur place leur aurait dit être incapable de les aider avant 11 h 30. Entre-temps, le conjoint de Pascale Levesque parvient à leur réserver deux places dans un vol à destination de Montréal.

Elles passent l’enregistrement et les douanes, soulagées. Un soulagement de courte durée, car environ une heure avant le départ, le personnel de la compagnie leur aurait expliqué qu’elles ne pouvaient pas monter dans l’avion en raison d’une surréservation.

Une responsable de Sunwing leur aurait ensuite affirmé qu’elles allaient devoir retourner à l’hôtel et attendre le dimanche 7 juillet avant de pouvoir reprendre un vol retour.

Elle allègue qu’une employée de Sunwing les aurait fermement pris par le bras, les aurait fait passer par une porte dérobée qu’elle aurait verrouillée derrière elles.

On était rendu dans un garage, dans un sous-sol de l’aéroport, pas de valise parce qu’on pensait qu’elles étaient rendues dans l’avion, raconte Pascale Levesque.

Le conjoint de Pascale Levesque, en contact téléphonique avec d’autres personnes chez Sunwing, lui dit qu’elles doivent retourner à leur vol.

Une fois qu’elles parviennent à retourner dans l’aéroport, elles retournent au comptoir de Sunwing où une employée serait partie avec leur billet et revenue seulement une fois qu’il était trop tard et que le vol était déjà parti.

Retour au Canada via un vol d'Air Transat

Toute la famille se met à chercher des vols, n’importe quel vol, pour quitter l’île y compris à destination de l’Europe, mais tout est complet et il ne leur reste plus beaucoup de temps : l’aéroport doit fermer à minuit.

Dans l’après-midi, elles apprennent qu’Air Transat rapatrie ses passagers. Dans un premier temps, la compagnie québécoise leur explique que le rapatriement est réservé à ses clients.

Mais une employée de la compagnie fait des pieds et des mains pour leur obtenir des places sur le vol qui décolle à 23 h.

Nous avons finalement embarqué dans l’avion avec un mélange de soulagement et de fatigue extrême, sachant que nous étions enfin en sécurité après une série de rebondissements dramatiques et épuisants, écrit Pascale Levesque dans une lettre adressée à Sunwing que Radio-Canada Acadie a pu consulter.

Des compensations réclamées

Pour compenser ses déboires, la mère et la fille réclament à Sunwing un remboursement total des frais de voyage, soit quatre billets de vol achetés la même journée et des frais de dédommagement de 10 000 $ minimum par personne pour le traitement subi.

Nous avons dû faire face à une série d’inconvénients tels que le stress, une anxiété majeure, des flashbacks, de l’insomnie, des cauchemars, ainsi qu’une négligence envers les passagers, un malaise à l’idée de sortir à l’extérieur et un traumatisme, entre autres, écrivent-elles dans leur lettre à la compagnie aérienne.

Selon les deux femmes, l'entreprise n'a suivi aucune règle.

On a réalisé qu’on était toutes seules pour sortir de là. C’est zéro Sunwing qui nous a sorti de là. Ils ont aucunement été là pour nous autre.

Contactée, la compagnie aérienne n'avait pas encore répondu à notre demande de réaction à l'heure où nous écrivions ces lignes.

Avec des informations d’Yves Levesque

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